⚡ Notre liberté de rouler en monoroue est menacée !
Entre réglementations strictes et restrictions injustes, notre mobilité douce a plus que jamais besoin de soutien. Nous avons réuni tous les arguments clés dans un document de référence, mais pour faire bouger les lignes, la force du nombre est indispensable.
👉 Signez et partagez la pétition dès aujourd'hui
1. Adaptation du seuil de poids de 25 kg et clarification de l'assurance
• Le problème du seuil de poids : La réglementation impose une assurance Responsabilité Civile (RC) Automobile
spécifique (et non une simple RC Familiale) pour tout engin de déplacement pesant plus de 25 kg dès lors qu'il dépasse
14 km/h. Or, les compagnies d'assurance refusent souvent de délivrer cette RC Auto pour des engins de mobilité douce
non immatriculables, plongeant les usagers dans un vide juridique.
• La réalité technique : Une gyroroue moderne dépasse fréquemment le seuil des 25 kg non pas pour aller plus vite, mais
pour desraisons directes de sécurité (intégration de suspensions pour absorber les défauts de la route, packs de
batteries assurant la stabilité de la puissance, châssis renforcés).
• Notre besoin : Exempter les engins monoroues de l'obligation de souscrire une RC Automobile lourde lorsque leur
vitesse reste bridée à 25 km/h, et permettre leur couverture via l'assurance RC Familiale (ou une extension dédiée à la
mobilité douce).
2. Puissance moteur, sécurité passive et reconnaissance du bridage logiciel (Tilt-Back)
• Incompatibilité d'un bridage moteur mécanique : La réglementation exige une vitesse maximale de 25 km/h « par
construction ». Or, sur un engin auto-équilibré, couper brutalement l'alimentation du moteur à 25 km/h élimine la réserve
de puissance indispensable au maintien de l'équilibre, entraînant une chute grave immédiate (effet de cut-off).
• La sécurité active par Tilt-Back et firmware : Les monoroues assurent la limitation de vitesse via une sécurité active
brevetée : le Tilt-Back (redressement physique et automatique des cale-pieds à 25 km/h contraignant le pilote à ralentir),
doublé d'avertisseurs sonores et d'un bridage logiciel au niveau du constructeur.
• Notre besoin : Distinguer la puissance moteur (marge de sécurité passive) de la vitesse autorisée, et **reconnaître
juridiquement le bridage logiciel/firmware et le Tilt-Back à 25 km/h comme équivalents au bridage par construction**.
3. Reconnaissance du profil et de la responsabilité des "wheelers"
Les utilisateurs de gyroroue se distinguent fortement des usagers d'engins en libre-service (free-floating) :
• Un matériel individuel et entretenu : La gyroroue est un investissement personnel, utilisé pour des déplacements
domicile-travail et des trajets multimodaux.
• Un équipement de protection systématique : En raison de la spécificité de la conduite, la quasi-totalité des wheelers
porte spontanément un casque (souvent intégral), des protège-poignets, des genouillères et des éléments réfléchissants.
• Une formation à la conduite : La prise en main exige un apprentissage préalable, garantissant une grande maîtrise du
véhicule dans le flux de circulation.
Page 1 / 24. Accès pérenne aux infrastructures
• Maintien et confirmation des accès : Garantir notre place sur les pistes cyclables, les RAVeL et dans les SUL (Sens
Uniques Limités), tout en conservant l'interdiction stricte de circuler sur les trottoirs au-delà de l'allure du pas (6 km/h).
5. S'inspirer du pragmatisme belge : Le précédent des Speed Pedelecs
• Un exemple de flexibilité législative : La Belgique a déjà prouvé sa capacité à adapter son cadre légal aux mobilités
émergentes, notamment lors de l'intégration réussie des speed pedelecs (cyclomoteurs classe P). De la même manière
qu'un cadre adapté a été créé pour ces vélos rapides, la gyroroue nécessite une approche sur mesure.
• Une distinction claire : Sans solliciter une vitesse de 45 km/h ni les contraintes d'immatriculation d'un cyclomoteur, nous
demandons que le législateur adapte le Code de la route à la réalité de nos engins (bridés à 25 km/h sur la voie publique,
mais nécessitant du poids et de la puissance pour garantir la sécurité passive).
La gyroroue constitue une solution d'avenir face à la congestion urbaine, à la pollution atmosphérique et aux défis de la
multimodalité (intégration aisée dans les trains et transports en commun).
Nous nous tenons à votre entière disposition pour échanger sur ces sujets et apporter notre expertise du terrain. Une
rencontre avec vos services ou votre cabinet nous permettrait de vous présenter en détail nos propositions concrètes.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'agréer, Monsieur Jean-Luc Crucke, Ministre en charge de la mobilitéen Belgique, l'expression de notre haute considération.