Mobilisation en vue d'empêcher la construction d'un ensemble résidentiel rue des Prairies, à Chênée

Par la présente, je déclare porter réclamation contre le projet n° PU008/062/000, concernant la création de 35 lots destinés à la construction de 34 maisons unifamiliales et un immeuble à appartements, la prolongation de la rue des Prairies et la création d’une nouvelle voire de type résidentiel en vue de desservir l’ensemble des lots.

Je considère que ce projet d’urbanisation est trop important et que le nombre de lots et donc de futures habitations est trop élevé par rapport à la surface du terrain et à la densité de logement du quartier. La densité de logements du quartier est d’environ 25 logements par hectares. Or le projet prévoit 37 logements à l’hectare.

Il est fallacieux de prétendre que la pression démographique soit devenue telle qu’il faille urbaniser dans chaque recoin libre à tout prix. La cohérence de ce projet immobilier avec les ambitions du plan stratégique Liège 2025 devrait être assurée et ainsi prendre en compte l’amélioration de la qualité de vie des habitants du quartier des Prairies et alentours ainsi que la dimension environnementale

Nous avons listé différentes objections et nous les avons structurées autour de certaines thématiques du projet Liège 2025 : 

Repenser la mobilité pour plus de mobilité douce, durable et de multimodalités (Liège 2025)

  • Problèmes d’accès et de mobilité dans le quartier

Le quartier est excentré et distant des grands axes. Il n’est accessible que par un labyrinthe de petites rues et par une unique voie d’accès (rue des Courteaux) qui forme déjà un premier goulot d’étranglement. Le second goulot est la partie Est de la rue des Prairies. 

La largeur des voiries existantes n’est pas appropriée à un supplément de véhicules ; il y est impossible de s’y croiser et il est impossible de les modifier. Certaines rues sont déjà fortement endommagées et un surplus de trafic ne fera qu’accélérer leur dégradation.

Il y a saturation aux heures de pointe : la rue des Courteaux est utilisée comme raccourci vers Chênée-Bas et l’Ecole des Etoiles pour éviter les embouteillages de la rue de Gaillarmont. Une aggravation de cette situation est observée au fil des années. Cette accroissement de trafic augmente aussi les risques d’accident pour les usagers faibles.

Les tournants sont étroits, dangereux, sans visibilité, en particulier ceux de la rue des Courteaux (l’un juste après sa jonction avec la rue des Prairies et l’autre à sa jonction avec la rue Hodeige) et celui de l’angle rue Mattéoti / rue Hodeige : de nombreux accrochages y ont eu lieu et certains camions s’y sont déjà retrouvés coincés. = Problème d’accès pour les services de secours et de collecte de déchets ou les gros véhicules de livraison

Le quartier est mal desservi en commerces et en bus : arrêt le plus proche à plus de 500 m avec dénivelé très important. Vu la topographie des lieux et l’état dégradé de certaines voiries , la mobilité douce n’est pas possible. Par exemple, la descente de la rue des Courteaux est dégradée, en pente à 20 % et faite de pavés, donc dangereuse pour les 2 roues. A noter que cette descente est immédiatement fermée en cas de neige ou de risque de verglas, obligeant l’ensemble des riverains à passer par la seule entrée.

  • Problème de stationnement

L’usage de la voiture est par conséquent quasi obligatoire pour les habitants du quartier. La grande majorité des maisons ne possède pas de garage et beaucoup de ménages ont plusieurs véhicules. Il y a déjà de sérieux problèmes de stationnement dans toutes les rues. Les riverains sont parfois obligés de sa garer dans d’autres rues.

Gestion de l’énergie et enjeux climatiques (Liège 2025)

  • Problème d’alimentation en eau 

Le réseau existant de la CILE est déjà insuffisant pour servir l’eau à une pression suffisante à certains riverains. Permettra-t-il d’assurer un approvisionnement à plusieurs dizaines de logements supplémentaires et la pression en eau nécessaire pour les lances d’incendie des pompiers ?:

  • Problème d’égouttage et de ruissellement

Le réseau d’égouts existant (et ancien) est vraisemblablement déjà saturé. Par fortes pluies, les égouts refoulent dans certaines caves. On observe aussi des coulées de boues et de graviers vers le bas de la colline (dégradation des voiries). La présence d’une citerne d’eau de pluie ne va que différer dans le temps la charge d’eau vers les égouts. L’imperméabilisation des sols (voirie, accotement et places de parking ) et donc les eaux de ruissellement vont causer une charge supplémentaire pour les égouts (NDLR : les eaux des rigoles ne vont surement pas aller dans la citerne) 

  • Bassin d’infiltration pour le trop-plein de la citerne d’eau de pluie : entretien 

Le projet prévoit l’implémentation d’une citerne d’eau de pluie de 240 m3 et d’un bassin pour le trop plein. Cela suscite différentes questions :  Y a-t-il une sécurisation de cette zone ? Clôture ?  Imperméabilisation en surface ? Sinon quid en cas de déversement à cette endroit accidentel (fuite mazout) ou volontaire (dépôt déchets, solvants etc) ? Risque de pollution du sous-sol (puisque infiltration favorisée) et de pollution de puits privés à proximité ?  Qui se chargera de l’entretien ? Quels moyens seront affectés à cet entretien ?

  • Pollution des sols

Il y a plusieurs indices de pollution probable des sols en métaux lourds : flore caractéristique des zones calaminaires (pensées calaminaires) dans la zone d’espaces verts à proximité. Les terres et remblais excavés lors des travaux de construction sur cette zone devront faire l’objet d’analyses, et en cas de pollution, devront être évacués et subir un traitement, conformément à la législation en vigueur.

  • Chaufferie à pellet collective : pollution de l’air et nuisance dues aux fumées

La production de fumée est une pollution « normale » pour les habitations, mais elle est répartie et rapidement diluée. Avec la chaudière à pellets pour alimenter tous les logements, cela sera une concentration des fumées à un endroit, causant des nuisances aux riverains les plus proches.

  • Absence d’espaces verts : 8 arbres plantés ! 

Face au réchauffement climatique, l’un des enjeux des villes est de réduire les effets des ilots de chaleurs urbains, de diminuer la consommation énergétique des bâtiments et d’améliorer la qualité de vie en ville.  Pour faire face à ce défi, la Ville de Liège s’est dotée, entre autres,  du plan Canopée qui vise à planter 20.000 arbres d’ici 2030.Sur base des plans, le projet immobilier prévoit la plantation de 8 arbres sur une superficie de 10.315m2. Pourquoi ne pas inverser cette tendance en augmentant la création d’espaces verts ? 

« Faire de Liège un modèle de ville inclusive » (Liège 2025)

  • Risque d’homogénéisation sociale et absence d’espace de jeux pour les enfants

Le projet immobilier propose « d’établir un cadre convivial pour tisser des relations de voisinage et de permettre aux enfants de retrouver leur place dans l’espace autour de leurs habitations pour pouvoir jouer ». Force est de constater que les plans ne reflètent pas cette volonté et que les moyens pour y parvenir semblent insatisfaisants : 
- Les habitations prévues sont peu variées et ciblent le même type de public. Il y aura donc peu de mixité sociale.
- Une « zone de rencontre » est créée à l’entrée du projet : 1  banc , 1 arbre et des arceaux à vélos 
Pourquoi ne pas inclure dans le projet de logements une offre plus diversifiée et harmonieuse, avec d’autres standings, ce qui permettrait une certaine mixité. Pourquoi ne pas créer une plaine de jeux  (à l’image de Fayembois ou du Parc sauveur ?)  Une autre alternative pourrait être la construction de garages, compte tenu des besoins locaux en lieux de stationnement.

Voiries et accès 

  • Les servitudes et accès riverains.

Le projet ne tient pas compte des servitudes de passage d’une largeur de 8 mètres existantes depuis plus de 40 ans à l’arrière des habitations du 30 au 35 place Dejardin. Les espaces de « co-propriétes » prévus en bordure du projet sont trop étroites pour l’accès aux garages de quelques habitants de la rue Hodeige et de la rue des Prairies.

Le projet prévoit l’aménagement d’un trottoir rue des prairies côté est.  Les terrains bordant cette rue appartiennent aux riverains et leur permettent de stationner leurs véhicules. L’aménagement du trottoir devra donc tenir compte de cette réalité afin de rencontrer la diversité des usages (stationnement et trottoir piétons de qualité). Nous nous opposons à l’élargissement de la rue des prairies qui pourrait occasionner une augmentation de la vitesse et accroître les risques d’accident pour les piétons, usagers faibles.

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