Réouverture des piscines à Namur

1.   Que doivent penser les citoyens des élus communaux à la lecture de la réponse officielle du Ministre wallon DOLIMONT de janvier 2024, interpellé sur le sort des piscines namuroises ?  

Les citoyens apprennent  

- que la Région est  « un pouvoir subsidiant au niveau de l’infrastructure » alors que la Commune est quant à elle responsable « des couts de fonctionnement » de chaque piscine communale c-à-d les charges de nettoyages et d’entretiens, et réparations ;

- qu’au cours des 10 dernières années,  la ville n’a même pas sollicité 5 fois une aide financière à la Région wallonne au profit des piscines communales si l’on retire les 2 subventions versées au profit d’un club de plongée namurois ;  

- pire, qu’en 2019, alors que la Région wallonne s’était engagée à verser une aide de 3,3 millions d’euros pour rénover l’infrastructure de la piscine de Salzinnes, la Ville de Namur a « abandonné le dossier » ; en d’autres termes, elle a renoncé à cette subvention !

Les citoyens ne peuvent qu’avoir le sentiment d’avoir été dupés par les élus communaux.

2.   Il est incontestable que la Ville a adopté un comportement à tout le moins négligent, qui engage sa responsabilité et qui préjudicie à des milliers d’enfants et d’élèves – dont certains sont handicapés – et à leurs parents !  

Les années perdues en termes d’apprentissage aquatique ne pourront pas être rattrapées !  

Ce n’est évidemment pas pour rien que les décrets de la Communauté française prévoient l’enseignement de la natation dès l’école primaire.  

Ce retard dans l’apprentissage de la natation constitue déjà un préjudice considérable.  

3.   En outre, « trop d’enfants et d’adolescents meurent noyés car ils n’ont pas pu évaluer correctement les dangers de l’eau ni leurs propres capacités, faute d’exercices, d’entraînement et d’expérience que la Ville de Namur, peut-être indirectement, leur refuse. » (un citoyen namurois).  

Par la fermeture des piscines, la Ville contribue à une insécurité aquatique !  

4.   Les conséquences pour les sportifs obligés de suspendre leurs entrainements sont également dommageables.  

Sauf à devoir se déplacer plus loin – et donc consacrer moins de temps à leurs obligations notamment familiales -, ils sont contraint de suspendre leur entrainements !  

Ce qui a un effet immédiatement négatif sur leurs pratiques et performances sportives, qu’ils devront tenter de récupérer par la suite par des efforts beaucoup plus importants.  

5.   « Un esprit sain dans un corps sain ». Cette expression est largement utilisée dans les contextes sportifs et éducatifs pour exprimer la théorie selon laquelle l'exercice physique est un élément important voire essentiel du bien-être mental et psychologique.

Tous les professionnels de la santé mettent en avant les bienfaits de la piscine.  

Selon l'OMS, la sédentarité c-à-d le manque d’activité physique est associé à plusieurs maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète.

De plus, la sédentarité est associée à un risque de mortalité plus élevé.  

« Il est primordial de savoir nager pour une sécurité, pratiquer d'autres sports nautiques et aquatiques, prendre plaisir et être à l'aise dans l'eau, le développement psycho-moteur, faire du bien à son corps, développer les facultés sociales et le sens du collectif. Savoir nager doit être un apprentissage scolaire dès les primaires. Savoir nager est inestimable pour l'estime de soi, pour sa confiance et la sociabilisation. Savoir nager ... permet aussi d'éviter, tout simplement, des noyés. Dans la situation actuelle namuroise, le recours à de cours privés est inévitable afin d'apprendre les bases de la natation. Cela a un coût et tout le monde n'est pas capable de se payer cela. Sans compter les heures investies, trouver des profs qui font cela, un réseau submergé ... Cela engendre encore plus une fracture sociale. » (un médecin généraliste namurois).  

Les ambulanciers et pompiers se plaignent qu’en intervention, la victime à déplacer pèse de plus en plus lourd …  

Par la fermeture des piscines communales, nos élus communaux participent et encouragent cette sédentarité et les maladies qui en résultent.  

Nos élus communaux paraissent avoir bien peu d’intérêt pour la santé des citoyens, et pour les frais qui en résultent en cas de problème de santé.  

6.   Durant la fermeture des piscines namuroises, un véritable business privé s’est créé : certains parents déboursent jusqu'à 40 eur pour 20 minutes de cours de natation dans les piscines privées namuroises, dans l’espoir que leurs enfants apprennent à nager.  

« Chaque enfant doit pouvoir apprendre à nager, sans que cela soit réservé au bénéfice de quelques-uns. » estime à juste titre une Directrice d’une école secondaire namuroise ! Et de poursuivre : « … la situation est déplorable. Vous avez entièrement raison. Nous avons déjà fait une sortie de presse et interpellé l'échevinat. Malheureusement, rien ne bouge. Savoir nager est un savoir de base pour chaque enfant peu importe les ressources financières de la famille. ».  

7.   Pourtant, les citoyens paient toujours plus de taxes et d’impôts alors que les services publics diminuent sans cesse !  

Ne faudrait-Il pas revenir aux dépenses publiques essentielles et aux prestations publiques de base ?  

Il est incontestable que les bassins de natation et savoir nager font partie des besoins de base d’une population d’une Cité.  

8. Dans ce contexte, les citoyens, plus amplement désignés ci-dessous, demandent à la Ville de Namur

1/ de reconnaitre l’ouverture des bassins de natation communaux et les activités sportives aquatiques comme étant un service public fondamental,

2/ quant à la piscine de St Servais, de s’engager immédiatement et publiquement à la réouverture de cette piscine, le cas échéant en ayant recours à la Justice (en urgence, voire extrême urgence) :

·         soit par une intervention du prestataire actuel jusqu’à bonne réparation, le cas échéant sous le contrôle d’un expert judiciaire,

·         soit en faisant substituer l’intervenant actuel défaillant par un autre prestataire ;

3/ quant à la piscine de Jambes,

·         un rapport mensuel avec reportage photographique quant à l’état d’avancement des travaux, à publier sur le site internet de la ville pour le 5 de chaque mois ;

4/ quant à la piscine de Salzinnes,

·         publier immédiatement sur le site internet de la ville toutes les études et tous les documents relatifs aux travaux de rénovation avant mise en vente de celle-ci, ainsi que la décision administrative prise par la ville pour la mise en vente de celle-ci ;

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