Responsables politiques, sérieux ras-le-bol !

Ho ! Hé ! Hein ?!
Êtes-vous sérieux, là,
messieurs et mesdames
les responsables politiques ?

Si nous devons prendre les différentes informations transmises par les médias de ce pays au sérieux, mais vraiment au sérieux, il apparaitrait que la colère enfle, gronde, déborde car :

     Il est irrespectueux pour l’ensemble de la population, plus particulièrement pour les travailleur·euse·s des opérateurs et leurs publics concernés, d’être « informés » par des fuites plus ou moins sérieuses de décisions plus ou moins officielles venues d’une réunion annulée mais dont les informations seraient quand même avalisées par un gouvernement !

Il suffit d’être pris en otages par une gestion inacceptable des débats, des négociations et des décisions politiques !
Il suffit d’être pris en otages par un traitement médiatique nourrissant le stress, l’angoisse et la surenchère de l’imbroglio… sous prétexte de l’information !

Nous bossons, tous les jours, depuis des décennies, à permettre à chacun d’être soi, où qu’il vive, quoi qu’il pense, quoi qu’il vive comme difficultés… avec ces autres. Ces êtres humains qui constituent nos entourages, nos communautés, notre pays et notre monde.

Tous les jours, nous travaillons à ce que l’esprit critique, la nuance du propos, la pluralité des sensibilités dialoguent au mieux, et malheureusement parfois, au moins pire.

Que faites-vous ? Vous foulez du pied les éléments fondateurs d’une compréhension par et pour chacun·e de la sévère situation que nous subissons, d’une possibilité d’adhésion volontaire et consciente de la population, d’une participation active, chacun·e à son niveau, à ces sacrifices que demandent les mesures sanitaires et leurs conséquences.

     Il est inacceptable que des mesures sanitaires soient encore pensées et appliquées sur base de secteurs et non sur base de types d’activités !

Quelle cohérence en terme épidémiologique (et politique ?) de maintenir l’ouverture des académies pour l’ensemble des tranches d’âges et de maintenir la fermeture pour les plus de 12 ans aux opérateurs culturels qui ont des activités similaires à celles-ci ?

Quels sont vos arguments objectifs pour assumer cette inégalité de traitement entre les populations et les opérateurs ? Chaque jour, nous sommes confrontés à cette demande… quelle est la réponse ?

     Il est inacceptable pour l’ensemble des jeunes concernés d’être contraints, si elles s’avèrent appliquées, à ces nouvelles mesures sanitaires pour donner l’illusion que vous les avez entendus !

Ces mesures ne répondent pas aux besoins exprimés : la possibilité d’être ensemble dans un endroit bienveillant où leurs avis, leurs ressentis, leurs perceptions pourront être exprimés et partagés avec d’autres. Ils ne demandent pas d’être animés comme une dizaine d’automates en extérieur, en plein hiver, pour faire un « genre » de groupe… ils doivent vivre leurs passions, leurs découvertes, leurs contradictions, leurs sentiments entre humains de chair et de sang dans un même espace au sein des activités entamées en début de saison.

     Il est incompréhensible, pour tout citoyen·ne, et d’autant plus incompréhensible pour les opérateurs ouverts aux moins de 12 ans depuis des mois, que des mesures qui permettraient des activités pour les plus de 12 ans engendrent un effet de vase communicant en limitant les possibilités des moins de 12 ans!

Aucun cluster n’a été avéré chez l’ensemble des opérateurs culturels ouverts au moins de 12 ans ! Les protocoles sont appliqués, expliqués… et respectés !

Quelle est la cohérence épidémiologique et politique de cette possible décision ?

Par ailleurs, nos secteurs ont demandé une ouverture d’activités pour des publics spécifiques qui vivent, à l’instar des jeunes, une désespérance étouffante : un accroissement de symptômes dépressifs et d’isolement profond, de dépendances, de violences, de suicides…

Les personnes vivant des situations de grande précarité sociale ou une situation d’handicap ou encore une maladie mentale sont exténuées, déboussolées, déprimées…

Il est maltraitant de les laisser « à fournir encore un effort » dans les conditions que nous subissons. Il est également maltraitant pour les travailleur·euse·s d’assister à cela sans pouvoir mettre un contexte d’échanges relationnels propice à l’écoute, au soutien, à l’accompagnement et à la reconstruction de chacun·e.

Quelles perspectives pouvez-vous donner à ces populations au bord du précipice ?

La colère gronde, enfle, déborde… malgré la conscience aigüe des opérateurs de la sévérité de la situation sanitaire. Les demandes d’ouverture ne sont pas des caprices de saltimbanques inconséquents.
Ce sont des professionnel·elle·s soucieux de permettre aux populations de traverser cette crise sanitaire, d’être solidaires avec le personnel soignant, d’être soutenant aux mesures permettant d’influer sur la pandémie.

Alors, sérieusement, pouvons-nous construire, ensemble, des pistes de soutien adéquates, applicables, tenables et durables dans un contexte d’information respectueux de tou·te·s ?

Les Incidant·e·s


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