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Soutien à la revalorisation des métiers de la vidéo !

A AOA - Assistants.es Opérateurs.rices Associés.es · FR

Techniciennes et techniciens, ouvrières et ouvrier, artistes, producteurs et productrices :

Nous avons besoin de votre soutien pour faire reconnaitre les métiers de la vidéo auprès des syndicats de productions cinéma, afin qu'ils soient correctement référencés dans la convention collective du cinéma et rémunéré.es à la hauteur des tâches et compétences qui leurs sont aujourd'hui demandés !

 

Un.e technicien.ne retour vidéo est payé aujourd'hui 538€ pour 39h, alors même qu'iels ont à gérer un nombre incalculable de moniteurs, de retours wifi sur les tablettes, des liaisons par ondes techniques à mettre en place, et offre aux différents départements du tournage le support de travail dont ils ont besoin pour travailler dans de bonnes conditions : lumière, machinerie, raccords, rapports d'image, figuration, prises de son ...
Quant aux opérateur.rices vidéo, déjà présent.es sur les films avec de gros besoin vidéo, ils et elles n'apparaissent tout simplement pas dans la convention !

Aidez-nous à changer ça, et convaincre les syndicats de production du bien fondé de nos demandes.


Vous trouverez ci-après la lettre ouverte détaillant nos revendications, et expliquant plus en détails la réalité du terrain pour les technicien.nes et opérateur.rices vidéo.


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Lettre ouverte pour la reconnaissance des métiers de la vidéo

 aux syndicats de production, producteur·ices et technicien·nes

 

Mesdames, Messieurs,

 

Nos deux associations professionnelles, AOA (Assistants·es Opérateur·rice Associés·es) et ADIT (Association française des DIT), travaillent depuis de longs mois avec les syndicats représentatifs de la Convention Collective du Cinéma  afin d’y intégrer des fonctions de l'image et revaloriser à leur juste valeur les métiers de la vidéo.

Les négociations avec les syndicats de productions ont commencé début 2025, et lors de nos rencontres nous n'avons eu de cesse de réclamer :  

-   la reconnaissance et la revalorisation du métier de technicien·ne vidéo,

-   la reconnaissance conventionnelle du métier d’opérateur·rice vidéo ;

-       une définition claire des responsabilités et du périmètre de chacun de ces métiers ;

-       la prise en compte du temps de préparation et d’essais nécessaire à la mise en place des systèmes vidéo ;

-       la possibilité pour les professionnel·le·s de construire une véritable carrière dans ces métiers et de conserver ainsi les compétences au sein de la filière.

Actuellement, les syndicats de production nous refusent ces demandes, qui sont largement motivées et argumentées ci-après.  

Nous avons besoin de votre reconnaissance et de votre soutien, en signant cette pétition

  

Nous souhaitons témoigner ici de la place centrale qu’occupe aujourd’hui la vidéo sur les tournages.

En quinze ans, les pratiques ont profondément changé : caméras et moniteurs, systèmes de transmission HF, outils de relecture ou diffusion réseau sur téléphones et tablettes (parfois même extérieurs au plateau) se sont considérablement complexifiés. Les demandes et besoins de l’ensemble des départements du plateau vis à vis de la vidéo ont suivi cette évolution, contrairement à la reconnaissance des métiers qui en assurent la mise en œuvre, insuffisamment encadrés et rémunérés.

A cet exemple, le poste clé de “technicien·ne retour image”, tel qu’il est défini par la convention collective du cinéma, se trouve désormais très éloigné de la réalité du terrain et reste aujourd’hui parmi les plus bas de la grille de salaire (534,74€/39h). Cette rémunération n’est plus acceptable dans ces conditions.

 

Face à la charge et la complexité du poste, nous demandons sa redéfinition et sa revalorisation à 938,84€/39h.

 

Aujourd’hui, l’ambition technique de certains plans, associée à la demande d’un retour vidéo constant, appelle très régulièrement à la mise en place de systèmes de transmission sans fil : plans séquences, stabilisateurs et caméras en mouvement, têtes gyrostabilisées pilotées à distance, etc. Certes, ces techniques de machinerie ne sont pas nouvelles, mais quel·le réalisateur·trice accepterait aujourd’hui de les mettre en œuvre sans un retour vidéo en direct ?

 

Or, la transmission sans fil nécessite des compétences expertes en gestion des fréquences radio. Avec le développement croissant des liaisons radio, les plateaux sont devenus aujourd’hui saturés par les émissions HF.

Ces transmissions peuvent en outre être perturbées par la configuration des décors, les structures métalliques, les murs, etc. Une mauvaise compréhension et gestion de ces incidents techniques entraîne malheureusement des problèmes récurrents. Et on le sait désormais, lorsqu’un système vidéo dysfonctionne, une prise est très généralement interrompue par le·la réalisateur·rice.

Certes, les défaillances d’un système vidéo ne signent pas l’arrêt pur et simple d’une journée de tournage, mais elles peuvent malgré tout entraîner un retard important.

 

La vidéo est aujourd’hui un maillon dont dépend directement la fluidité du tournage.

 

De nombreux départements en dépendent pour contrôler ou préparer leur travail : réalisation et mise en scène, direction de la photographie, équipe caméra, DIT, électricité, HMC, effets spéciaux et visuels, machinerie, accessoires, son ou encore production. Il ne s’agit plus d’un service accessoire, mais d’un outil de travail quotidien pour l’ensemble du plateau. 

Tout ceci se comprend, sans même mentionner les cas particuliers des tournages présentant de grands enjeux de trucages et d’effets spéciaux numériques. La présence d’un opérateur vidéo capable de proposer leur prévisualisation en direct devient alors un réel besoin. En lien avec les équipes VFX, il constitue un gain de temps et une sécurité non négligeable.

C’est en partant de ce constat que nous nous permettons d’interroger aujourd’hui les syndicats de production. Quelle situation est préférable : payer des technicien·ne·s dédié·e·s au bon fonctionnement des systèmes vidéo, ou bien assumer des dysfonctionnements, des retards et des heures supplémentaires pour l’ensemble d’un plateau ?

Pour toutes ces raisons, nous appelons les syndicats de production, les producteur·rice·s, mais aussi les chef·fe·s de poste et l’ensemble des organisations représentatives à reconnaître l’importance des métiers de la vidéo et les compétences qu’ils déploient. 

Nous n’inventons pas de nouveaux postes, nous demandons de reconnaître ceux qui existent déjà sur les plateaux, d’en définir clairement les responsabilités et de leur donner les conditions nécessaires à leur exercice.

Les tournages de demain continueront à faire appel à des systèmes de visualisation, de transmission et de relecture toujours plus complexes. Les besoins ne vont pas disparaître ; ils vont continuer à évoluer. La présence d’opérateur·rice·s et technicien·ne·s expérimenté·e·s permet d’anticiper les problèmes, de préparer efficacement les configurations et de garantir la fiabilité de cet outil.

C’est dans cet objectif que nous souhaitons poursuivre le dialogue avec les syndicats de production et l’ensemble des partenaires de la filière, afin de construire un cadre juste, réaliste et adapté aux réalités des tournages contemporains.

Les professionnel·les de la vidéo sont prêt·es à y prendre toute leur part.

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